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Évaluation de la qualité et amélioration de la connaissance des données de mortalité par suicide - Medecine / Foxoo
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Source : #21377 Publié le 20/12/11 | Vues : 22

Évaluation de la qualité et amélioration de la connaissance des données de mortalité par suicide / Medecine


Evaluation de la qualité et amélioration de la connaissance des données de mortalité par suicide en France métropolitaine, 2006 est une étude réalisée par Albertine Aouba, Françoise Péquignot, Laurence Camelin et Eric Jougla, publiée dans le BEH n°47-48, en décembre 2011. Les données épidémiologiques sur le suicide sont en grande partie basées sur les statistiques nationales de mortalité. Ces statistiques réalisées par le CépiDc (Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès) de l'Inserm permettent de conduire des analyses détaillées sur les caractéristiques démographiques des populations concernées, les modes de décès et lieux de suicide, les tendances dans le temps et les disparités géographiques.

Le taux de décès par suicide français est plus élevé que celui de ses voisins européens (2 fois plus que celui de l'Espagne, du Royaume-Uni ou des Pays-Bas). La réduction des décès par suicide figure parmi les cent objectifs de la loi relative à la politique de santé publique de 2004 (Objectif 92). Parallèlement à l'analyse et à la diffusion de ces données et du fait de leur impact important, il s'avère essentiel de s'assurer de leur qualité et de leur fiabilité. Des biais peuvent survenir au cours des deux étapes du processus d'enregistrement des causes de décès : lors de la certification médicale et lors de la codification. Les biais de codification peuvent être considérés comme mineurs car les règles de la Classification internationale des maladies (CIM) conduisent à privilégier la sélection du suicide en tant que cause initiale du décès même si le médecin a indiqué un autre enchaînement (exemple : dépression ayant entraîné un suicide).

Les principaux biais sont à appréhender au niveau de la certification médicale. Pour les estimer, une méthode couramment utilisée est de rechercher et d'analyser, au sein des bases nationales de mortalité, les causes de décès pouvant « masquer » un suicide. C'est en particulier le cas des causes inconnues de décès et des morts violentes indéterminées quant à l'intention. Une première étude de ce type a été réalisée par le CépiDc à la fin des années 1990. Ces résultats étant maintenant relativement anciens et les méthodes de certification et de codification ayant évolué depuis lors, il était nécessaire de réévaluer les biais relatifs à la connaissance des suicides dans la statistique nationale des causes de décès et de proposer des recommandations actualisées tenant compte de la situation actuelle.

Téléchargez le dossier complet sur le Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 47-48, décembre 2011


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