Pour accéder à toutes les fonctionnalités de ce site, vous devez activer JavaScript. Voici les instructions pour activer JavaScript dans votre navigateur Web.

Journée mondiale de lutte contre le sida à Brest - Medecine / Foxoo
Local-events / Vos évènements relayés sur Twitter GUIDE   SUIVRE
Ma ville   Mes évènements   Annoncer un évènement
Source : #20910 Publié le 23/11/11 | Vues : 45

Journée mondiale de lutte contre le sida à Brest / Medecine

Brest (Finistère).

70% des 7000 à 8000 nouvelles contaminations annuelles sont liées à cette ignorance du statut sérologique, permettant la progression de l'épidémie de VIH. 1/3 des personnes infectées par le VIH sont dépistées trop tardivement, à un stade avancé de l'infection : le SIDA. La découverte tardive de l'infection augmente le risque de décès, et l'infection par le VIH est responsable de 1700 décès par an.




La connaissance du statut sérologique permet de maîtriser en partie la prise de risque, d'une part en enclenchant la prise en charge médicale en cas de séropositivité, d'autre part en maintenant une prévention efficace quelque soit le statut. En effet, plus l'infection par le VIH est dépistée/traitée tôt, plus le risque de contamination des autres diminue, et mieux on la soigne. Le risque de transmission de l'infection par des personnes traitées est réduit de 96% par rapport aux personnes non traitées. Si l'ensemble des personnes infectées étaient dépistées et traitées efficacement, l'épidémie de VIH serait très probablement grandement ralentie.

D'autre part, au niveau individuel, les traitements anti VIH et le suivi médical ont considérablement modifiés l'avenir des personnes vivant avec le VIH : l'espérance de vie se rapproche chaque année de celle des non infectées, elle est inférieure de seulement quelques mois si les CD4 sont supérieurs à 500, et la qualité de vie s'améliore également : les traitements sont mieux tolérés (même si ce n'est pas parfait), les hospitalisations moins fréquentes... Le dépistage est un acte bénéfique à titre individuel ET collectif.

Le préservatif et l'accès au traitement anti-VIH des personnes infectées font partie des meilleures façons de ne pas transmettre le virus même si une politique de réduction des risques doit intégrer d'autres approches (safe-sex, matériel à usage unique pour les usagers de drogue, traitement post-exposition et bientôt, peut-être pré-exposition, circoncision,...). Le préservatif comme un traitement bien conduit réduisent le risque de transmission du VIH de plus de 95%.

Téléchargez le dossier complet sur la Journée mondiale de lutte contre le sida

La difficulté de la prévention est de cibler les groupes les plus vulnérables tout en maintenant la recommandation d'un dépistage au moins une fois au cours de la vie des personnes ne s'estimant pas « à risque ». Ainsi, si, parmi les 800 personnes suivies dans le Finistère dont la grande majorité bénéficie d'un traitement antirétroviral, 35% des contaminations ont eu lieu lors de rapport homosexuels, 40% le furent lors de rapports hétérosexuels et 25% par voie non sexuelle ou inconnue. Si seuls 15 nouveaux patients ont été suivis en 2010 dans le Finistère doit-on s'en réjouir (efficacité de la prévention ?), s'en inquiéter (dépistage inadéquat) ? Dans ce cadre, il est important de continuer à pouvoir se faire dépister pour le VIH sans passer par son médecin et sans ordonnance.
Brest (29)


En savoir plus
Partager :
Facebook