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Le neurofeedback - Medecine / Foxoo
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Source : #3523 Publié le 11/02/10 | Vues : 229

Le neurofeedback / Medecine


Le neurofeedback, par Emmanuel RENAULD-DEHLINGER.

Pour tout savoir sur cette technologie accessible à tous en France depuis l'année 2004.

QU'EST-CE QUE LE NEUROFEEDBACK (ou biofeedback EEG) ?

Le neurofeedback ou biofeedback EEG est une technologie qui a vu le jour dans les années soixante aux Etats-Unis.

En posant des capteurs sur la tête, il est possible de lire les signaux électriques émis par le cerveau. Ces signaux sont caractéristiques de l'état mental dans lequel on se trouve. Par exemple en état de relaxation les yeux fermés, la fréquence dominante des signaux émis par le cerveau sera généralement entre 8 et 13 Hz (signaux "alpha").

Si l'on informe le cerveau de la dynamique des signaux qu'il émet, il peut apprendre à les corriger spontanément grâce à un logiciel très sophistiqué et ainsi parvenir à émettre des signaux stables et équilibrés, adaptés aux besoins du moment. Cela peut aider à retrouver un fonctionnement harmonieux et optimum et rendre ainsi la vie beaucoup plus agréable.

Il n'est pas nécessaire d'avoir des problèmes neurologiques, psychologiques, ou psychosomatiques pour bénéficier du neurofeedback même si plus l'aspect fonctionnel de ces problèmes est prononcé, plus les résultats pourront être convaincants.

Chaque fois que le cerveau est impliqué dans un problème fonctionnel, le neurofeedback peut aider à y remédier car il constitue un entraînement à produire et à maintenir la "Réponse de relaxation" étudiée par le Dr Herbert Benson et son équipe à l'Ecole Médicale de Harvard.

On peut aussi parler du neurofeedback en termes positifs en disant qu'il peut aider à améliorer l'attention, la capacité de concentration, la mémoire, le quotient intellectuel (les processus de réflexion devenant plus fluides), la créativité, l'intuition, le "potentiel spirituel", etc.

C'est pourquoi le neurofeedback est utilisé pour l'entraînement des professionnels de haut niveau (artistes, sportifs, cadres d'entreprise...) ou pour la méditation. Certains viennent aussi au neurofeedback pour développer leur capacité au rêve lucide ou à l'OBE... Il s'agit donc d'une technique de développement personnel par une saine gymnastique du cerveau.


UNE BREVE HISTOIRE DU NEUROFEEDBACK

En 1875, le médecin britannique Richard Caton constata sur des animaux que l'activité électrique du cerveau était liée à l'activité mentale.

Dans les années 20, le neuropsychiatre allemand Hans Berger enregistra le premier électro-encéphalogramme humain. Plus tard il découvrit la relation entre certaines activités mentales et les variations du signal électrique émis par le cerveau dans certaines bandes de fréquence. Il pensait déjà que certains signaux anormaux reflétaient des désordres cliniques.

En 1958, Joseph Kamiya, professeur à l'Université de Chicago, entraîna un volontaire à émettre des ondes alpha (8-13 Hz) et confirma ainsi la capacité de contrôler ses propres ondes cérébrales.

Dix ans plus tard, en 1968, Barry Sterman de l'Université de Los Angeles qui venait d'entraîner des chats à augmenter l'amplitude des signaux du rythme sensorimoteur (12-15 Hz) fit une découverte inattendue. La NASA qui s'intéressait aux effets de l'hydrazine (un combustible de fusée) sur l'être humain lui demanda d'examiner le lien entre ce combustible et le déclenchement de crises d'épilepsie. Sterman utilisa pour cela 50 chats dont il se trouvait que 10 avaient participé au préalable à l'expérience d'accroissement des signaux du rythme sensorimoteur. Il injecta de l'hydrazine à ces 50 chats et constata avec surprise que ceux qui n'avaient pas participé à l'expérience de neurofeedback firent une crise d'épilepsie dans l'heure qui suivit tandis que les 10 autres se montraient beaucoup plus résistants. Il venait de découvrir une application médicale du neurofeedback avant la lettre. En 1971, Sterman commença à utiliser le neurofeedback pour réduire avec succès le nombre de crises d'épilepsie chez des sujets humains. Une vingtaine d'études scientifiques effectuées par douze centres de recherche ont depuis confirmé ses résultats.

Dans les années 70 et 80 apparurent les bases de données normatives qui permettent de comparer les signaux cérébraux d'un individu à l'autre afin d'établir un lien entre signaux cérébraux particuliers et symptômes divers. En 1989, Eugène Peniston et Paul Kulkosky définirent un protocole de neurofeedback spécifique qu'ils appliquèrent à des vétérans du Viêtnam pour traiter le syndrome de stress post-traumatique. Deux années plus tard Peniston et Kulkosky utilisèrent ce protocole avec d'autres vétérans du Viêtnam devenus alcooliques. Ces deux études furent un succès.

C'est durant cette même période que furent conçus les premiers équipements de neurofeedback informatisés. On en compte actuellement une douzaine sur le marché pour environ 6000 utilisateurs dans le monde.

Aujourd'hui les applications du neurofeedback sont multiples et ses modalités de mise en oeuvre sont très diverses. Cela va du médecin, du neurologue ou du psychiatre, experts en neurofeedback qui utilisent les systèmes complexes d'ancienne génération pour traiter des symptômes spécifiques - aux thérapeutes et aux particuliers qui utilisent les systèmes de nouvelle génération (largement automatisés et beaucoup plus sûrs) pour entraîner le cerveau à mieux fonctionner globalement. L'Association pour la diffusion du Neurofeedback en France se classe dans cette deuxième catégorie. Elle a rendu le neurofeedback accessible à tous en France depuis l'année 2004.


LE NEUROFEEDBACK DE NOUVELLE GENERATION

Dr. Valdeane Brown, concepteur de logiciel : « J'ai toujours souhaité développer une approche du neurofeedback la plus sûre et la plus globale possible. Je veux que les praticiens débutants puissent placer les capteurs, démarrer l'exercice et avoir une expérience "positive" avec très peu ou aucun risque de conséquences "négatives" lorsqu'ils appliquent la procédure, quels que soient leurs objectifs. Pourquoi cela ? Parce que si l'équipement est "suffisamment sûr", d'avantage de gens l'utiliseront. S'il est simple à utiliser et ne nécessite pas une lourde évaluation préalable, d'avantage de gens l'utiliseront. Et s'il est intrinsèquement utile indépendamment des besoins, d'avantage de gens l'utiliseront. Et si plus de gens font du neurofeedback, alors il y aura moins de souffrance dans le monde. Pour moi, en fin de compte, il s'agit uniquement de transformer cette souffrance. »


DUREE, PERIODICITE ET NOMBRE DE SEANCES

La duré de l'entraînement varie approximativement entre 30 et 40 minutes. Il faut compter habituellement 15 à 20 minutes supplémentaires de mise en oeuvre au début et à la fin de la séance. La durée de l'exercice peut être limitée à 15 minutes pour les enfants sensibles ou fragiles.

La périodicité recommandée est de deux séances par semaine. Ne faire qu'une séance par semaine ou moins fréquemment demandera probablement plus de séances au total pour atteindre le même résultat et la personne risque de se décourager avant la fin. Il est déconseillé de faire plus d'une séance par jour car une bonne nuit de sommeil entre les séances est souhaitable pour consolider l'entraînement. En outre, les gens ont besoin de temps pour intégrer les changements dans leur vie quotidienne. Néanmoins, certaines personnes semblent pouvoir bénéficier de deux séances par jour, éventuellement durant plusieurs jours d'affilé, bien que cela augmente beaucoup le risque d'obtenir des effets secondaires. Cela est fortement déconseillé pour les personnes sensibles ou fragiles.

Il n'est pas possible de prévoir avec précision les effets des séances sur une personne ni d'en évaluer le nombre nécessaire. Pour les cas simples, 10 à 15 séances peuvent suffire. Pour un travail plus en profondeur ou un problème difficile impliquant une faiblesse du système immunitaire, 20 à 40 séances peuvent s'avérer nécessaires. Il est bon de consolider l'entraînement par quelques séances complémentaires. Les effets sont ensuite permanents du fait que lorsque le cerveau a appris (comme par exemple à lire), il ne peut pas désapprendre.


OBTENIR DE BONS RESULTATS

Avant de commencer les séances, il faut être attentif aux possibles contraintes externes d'origine physiologique ou psychologique qui pourraient résister aux effets de la séance de neurofeedback. L'entraînement sera plus efficace lorsqu'il n'y a pas ou peu de contraintes externes. Les contraintes externes possibles sont un problème organique non traité médicalement (par exemple un problème de thyroïde ou d'asthme/respiration) un mauvais sommeil (et particulièrement un problème d'apnée du sommeil), une mauvaise alimentation, la prise de certains médicaments (notamment les benzodiazépines qui nuisent à la mémorisation), un contexte psychologique difficile (par exemple si une situation traumatisante perdure), l'excès de télévision ou de jeux vidéo, l'usage de drogue ou d'alcool, etc.


EFFETS SECONDAIRES

Des effets secondaires dus à un surdosage médicamenteux peuvent apparaître du fait que les exercices de neurofeedback peuvent accroître l'efficacité d'un médicament ou en réduire le besoin. Si cela se produit, le médecin traitant devra réévaluer la posologie. Si le neurofeedback est pratiqué suffisamment longtemps, l'utilisateur sera souvent en mesure de réduire notablement sa consommation médicamenteuse sous le contrôle de son médecin.


LE ROLE DU PRATICIEN DE NEUROFEEDBACK

Le praticien définit les objectifs des séances avec son client.
Il explique le mode opératoire du neurofeedback.
Il définit avec son client les critères d'évaluation des progrès attendus.
Il recherche et repère les contraintes externes pouvant nuire à l'efficacité des séances et renvoie sur ce point son client vers un professionnel compétent pour palier ces contraintes éventuelles.
Il aide son client à évaluer les effets du neurofeedback entre chaque séance et il tient compte de cette évaluation pour la séance suivante.
Il respecte strictement le secret professionnel.

La pratique du neurofeedback s'intègre naturellement au sein de l'activité des professionnels de la santé, des psychologues, des psychothérapeutes, des coachs en développement personnel, etc.


LES SEANCES

La séance de neurofeedback est quasi automatisée et pilotée par ordinateur. Deux capteurs sont disposés sur la tête de l'utilisateur sur chacun des hémisphères cérébraux deux pinces sont accrochées à chaque oreille. Les signaux électriques émis par le cerveau alimentent un ordinateur et le logiciel de neurofeedback via un électroencéphalographe.

Chaque fois que ces signaux indiquent la naissance d'une turbulence par une variation brutale d'amplitude, le logiciel interrompt brièvement le déroulement du film ou coupe le son de la musique. Cette micro-coupure constitue le feedback qui permet au cerveau de revenir au présent et d'apprendre ainsi inconsciemment à stabiliser et équilibrer les signaux qui le parcourent. Aucun courant n'est envoyé au cerveau via les capteurs disposés sur la tête de l'utilisateur. Aucun message subliminal n'est envoyé à l'utilisateur qui apporte ses propres DVD, ses CD vidéo et ses CD audio. La personnalité ou le contenu du cerveau ne sont pas altérés : c'est le fonctionnement du cerveau qui est optimisé.

Le film ou la musique s'interrompent environ 2% du temps. On s'y habitue vite et c'est grâce à ces interruptions que le cerveau apprend. Elles sont donc indispensables. Le logiciel augmente la difficulté de l'entraînement au fur à mesure que l'utilisateur fait des progrès de façon à ce que le film ou la musique s'interrompent toujours régulièrement. L'utilisateur ne peut donc juger de ses progrès par le nombre d'interruptions qu'il perçoit. Ce qui est important, c'est ce qu'il ressent pendant et après les séances. S'il juge que le film ou la musique s'interrompent trop souvent à son goût, il doit demander à l'opérateur de diminuer la difficulté de l'exercice.

Pour permettre une bonne conduction des signaux cérébraux vers les capteurs, une pâte conductrice est appliquée sur le cuir chevelu et les oreilles. Les cheveux doivent être propres, secs et non gras : aucun gel, lotion, huile ou laque ne doit être utilisé. La pâte conductrice se nettoie à l'eau chaude.

Cette technique de neurofeedback est indépendante des éventuels problèmes que l'on souhaite résoudre et il n'est pas utile d'effectuer un électroencéphalogramme quantitatif (QEEG) avant de démarrer les séances.

Les séances sont plus confortables à faire lorsque l'on va bien plutôt que lorsque l'on va mal, mais elles sont profitables dans les deux cas. Par exemple pour les personnes souffrant de migraines, il sera plus facile de se relaxer en l'absence de migraine mais la relaxation que procure la séance peut aussi aider à soulager une migraine en cours. Pour les personnes allergiques, il est préférable de venir en dehors des périodes d'allergies. Mieux vaut aussi ne pas être enrhumé pour ne pas avoir à se moucher toutes les deux minutes !

Les exercices de neurofeedback consomment du glucose et peuvent donner faim. Mieux vaut donc ne pas avoir le ventre vide avant la séance. Les diabétiques et hypoglycémiques doivent anticiper une possible baisse de leur glycémie.

L'utilisateur doit se relaxer et "lâcher prise". Il se met en situation de "vacances", sans source de stress ou d'inquiétude, comme le cadre de l'association l'y invite. Il n'a aucun effort à faire en regardant le film ou en écoutant la musique car l'apprentissage se fait inconsciemment. Il note le moindre problème ou inconfort (froid, soif, etc) et demande qu'on y remédie. Assis dans un fauteuil confortable, il peut bouger ou parler chaque fois qu'il le souhaite même si cela interrompt parfois le film ou la musique du fait des signaux électriques supplémentaires que cela génère. Il est à ce propos préférable d'éviter les vêtements synthétiques qui produisent des signaux parasites lors d'un mouvement. L'utilisateur peut avoir envie de fermer les yeux ou de s'endormir ce qui ne pose pas de problème pour l'apprentissage. Il peut aussi effectuer une tâche simple telle que dessiner ou lire un magazine en écoutant la musique.

Il peut remarquer dans de très rares cas d'éventuels effets secondaires pendant la séance (mal de tête, tension musculaire, accélération des battements cardiaques...). Parfois aussi le problème qu'il cherche à régler peut survenir. L'utilisateur doit dans ce cas faire ajuster sans attendre les paramètres de l'entraînement. Certains effets secondaires peuvent aussi être dus au surdosage d'un médicament alors que le neurofeedback en réduit le besoin ou en augmente le potentiel. L'utilisateur doit alors prendre contact avec son médecin traitant pour faire ajuster la posologie. La sensibilité à la caféine, à l'alcool ou aux drogues peut aussi augmenter et nécessiter une réduction de la consommation. (Concernant l'alcool et les drogues, on note aussi fréquemment une perte d'attirance pour ces produits).

Le neurofeedback améliore généralement la conscience corporelle et la conscience de soi ce qui peut être désagréable dans un premier temps pour certaines personnes. C'est pour elles une transition nécessaire avant l'amélioration de leurs symptômes.

Pour les victimes d'un traumatisme psychologique, il n'est pas nécessaire de se remémorer ce traumatisme pour s'en libérer, contrairement à ce qui se fait au cours de thérapies plus classiques. Le neurofeedback n'efface pas le souvenir traumatique mais il peut permettre d'en dissiper la charge émotionnelle.

Lorsque les exercices intensifs de neurofeedback procurent beaucoup d'énergie chez certaines personnes ("effet cocaïne"), les séances doivent être faites plutôt le matin ou en début d'après-midi et l'utilisateur doit faire un usage raisonnable de ce surcroît d'énergie et éviter l'excès d'activité. A contrario, les personnes pour lesquelles les exercices intensifs de neurofeedback consomment beaucoup d'énergie doivent prévoir de se reposer entre les séances.

Il est utile de noter tout problème ou difficulté présent avant la séance, un problème physique ou un problème psychologique en cours pouvant empêcher la relaxation et rendre l'apprentissage plus difficile.


EVALUATION DES PROGRES

Le neurofeedback n'est pas un traitement médical mais plutôt une saine gymnastique du cerveau. Lorsque les séances de neurofeedback ont des retombées positives sur la santé de l'utilisateur, ce travail sur soi ne saurait dispenser celui-ci de consulter son médecin traitant ou d'appliquer le traitement prescrit par celui-ci.

Aucun diagnostic n'est posé, ni avant ni après les séances, et l'utilisateur ne vient pas forcément pour régler un problème particulier. Les progrès enregistrés peuvent être rapides ou lents et ils sont en général cumulatifs. Si le système immunitaire est impliqué, les progrès peuvent être chaotiques avant de se stabiliser. Dans ce cas, l'utilisateur doit prévoir des périodes de repos entre les séances.

L'utilisateur doit signaler tout changement même minime qui peut permettre de confirmer que l'apprentissage se fait bien. Les premiers changements observables portent généralement sur le sommeil. Ces signes d'évolution sont plus significatifs que l'analyse statistique des signaux du cerveau qui n'est faite qu'à titre indicatif.

Parfois, les progrès sont imperceptibles par l'utilisateur lui-même, sauf s'il se connaît bien et est habituellement attentif à son fonctionnement personnel. Pour citer un exemple extrême, une patiente américaine avait une peur phobique de traverser les ponts. Elle se recroquevillait sur son siège et se masquait le visage lorsque son mari qui la conduisait chez le praticien de neurofeedback devait traverser le fleuve de la ville. Au bout de quelques séances cependant, le praticien apprit par hasard que sa patiente venait désormais sans son mari. Elle avait simplement omis de lui signaler qu'elle n'avait plus peur de traverser le pont au volant de sa voiture.

Autre exemple, il faut parfois un certain temps pour réaliser que l'on est devenu beaucoup moins sensible à la douleur : celle-ci s'est tout simplement fait oublier ! Et lorsqu'un fonctionnement harmonieux du cerveau renforce les défenses du système immunitaire, la grippe que l'on évitera peut-être l'hiver prochain constitue un progrès "invisible" bien que réel.

En général, on s'habitue très vite à une amélioration de son fonctionnement, on ne la remarque plus et elle devient rapidement normale. Il est facile d'oublier combien on était gêné auparavant. Parfois, c'est l'entourage qui se souvient mieux du problème qui a été résolu et qui apprécie l'ampleur du changement. Bien sûr, certains auront aussi tendance à minimiser le problème après sa disparition : "Je n'étais pas si colérique que ça !".

Pour enregistrer certains progrès, il faut être prêt à changer et accepter ce changement. Par exemple, sortir d'une longue dépression peut signifier la fin d'un arrêt de travail qui obligera l'utilisateur à retrouver son "horrible" patron. Néanmoins, il s'avérera peut-être que ce patron sera devenu tout à fait supportable car l'utilisateur sera mieux armé intérieurement pour le côtoyer...

L'utilisateur n'a pas besoin de "croire" à l'efficacité du neurofeedback pour en bénéficier mais une intention claire et confiante sur les progrès qu'il souhaite réaliser conjuguée à cette même intention chez le praticien crée un climat favorable à de bons résultats.

Les praticiens utilisant les équipements de neurofeedback de dernière génération aux Etats-Unis et en Europe rapportent un taux de satisfaction de 80%. Cela signifie que 20% des utilisateurs ne ressentiront pas de bénéfices particuliers après les séances de neurofeedback. En effet le neurofeedback agit sur le cerveau par "petites touches" successives chaque fois que le film ou la musique s'interrompent, le plus souvent inconsciemment, environ 200 fois lors d'une séance de 30 minutes. Ces micro influences ne peuvent avoir d'effet sur le cerveau que si celui-ci n'est pas soumis à de fortes contraintes externes. Ces contraintes peuvent venir d'une cause organique, de certains médicaments, d'un régime alimentaire déficient ou de problèmes que connaît l'utilisateur dans sa vie privée : il est donc préférable d'éviter les périodes de crise et de faire du neurofeedback lorsque ces contraintes externes sont moins prononcées. D'autre part, l'influence des séances peut être annulée par un comportement quotidien allant à l'encontre de l'effet recherché, tel que par exemple regarder la télévision pendant des heures pour un enfant atteint du trouble du déficit de l'attention. Il faut donc essayer de repérer ce type de comportement qui entretient le problème.

Idéalement, chaque séance de neurofeedback doit être suivie d'une bonne nuit de sommeil afin de consolider l'apprentissage, et quelques jours entre chaque séance laissent le temps au cerveau de bien réorganiser son fonctionnement. De ce fait, pour les personnes insomniaques ou lorsque l'entraînement est condensé sur une courte période, il faut généralement plus de séances que les 10 à 30 séances habituellement nécessaires. Il faut aussi parfois plus de séances lorsque l'utilisateur est plus âgé ou lorsque les problèmes que l'on souhaite régler sont chroniques et présents depuis de nombreuses années. En cas de handicap mental, l'apprentissage se fait plus lentement et il peut nécessiter une centaine d'heures de séance. Il est alors préférable pour la famille d'acquérir ou de louer l'équipement de neurofeedback.

L'entraînement intensif est déconseillé aux personnes fragiles, hypersensibles ou épileptiques et en cas de fatigue chronique ou de dysfonctionnement du système immunitaire. Le rythme de deux séances par semaine convient mieux pour ces personnes.

Il est conseillé de poursuivre les séances au-delà du point de satisfaction afin d'assurer la pérennité du résultat. Les progrès sont ensuite définitivement acquis, de même que l'on n'oublie pas comment faire de la bicyclette même sans en faire pendant 20 ans. Quelques séances complémentaires peuvent toutefois s'avérer utiles ultérieurement pour palier une cause de stress exceptionnelle.


OPTIMISER LES SEANCES

La présence de carences nutritionnelles ou d'une intoxication de l'organisme est un frein reconnu à l'efficacité du neurofeedback. En cas de doute, il est donc recommandé de consulter un médecin nutritionniste.

Si vous n'êtes pas certain que votre alimentation soit équilibrée ou si vous êtes peu informé sur ce sujet, vous pouvez anticiper un problème de carence par la prise de compléments en vitamines et minéraux disponibles en pharmacie ou au rayon parapharmacie des grandes surfaces.

Si vous pensez être carencé en oméga-3, il est préférable de démarrer l'apport complémentaire quelque temps avant votre première séance de neurofeedback.


LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE PARLENT DU NEUROFEEDBACK

- Daniel Amen, Neuroscientifique clinique, Psychologue pour enfant et adolescent : "D'après mon expérience avec le neurofeedback et le trouble du déficit de l'attention, beaucoup d'enfants parviennent à améliorer leur capacité de lecture et à diminuer leur besoin médicamenteux*. Le neurofeedback aide aussi à réduire leur impulsivité et leur agressivité. C'est un outil performant en partie parce que le patient participe au traitement en prenant plus le contrôle de ses propres processus physiologiques."

- Jamie Deckoff-Jones, Médecin : "Pour les maladies chroniques telles que l'épilepsie, la dépression, l'hyperactivité, les troubles de l'alimentation, les blessures au cerveau et autres maux, c'est-à-dire le type de maladies contre lesquelles la médecine conventionnelle n'excelle guère, le neurofeedback est sous maints aspects plus utile que les médicaments, avec beaucoup moins d'effets secondaires."

- Thomas Brod, Psychiatre : "Le neurofeedback est un de ces outils très accessibles, et c'est un bon outil. Comme tous les outils, il ne marche pas pour tout le monde mais il est bénéfique à la plupart des gens. Il accélère la disparition des symptômes et le développement d'une saine autorégulation, c'est-à-dire qu'il aide le corps du patient à s'auto-ajuster."

- Vincent J. Monastra, Docteur, Directeur de clinique, à la suite d'une étude d'une année portant sur 100 enfants atteints de troubles du déficit de l'attention (TDA) : "Tous ceux qui ont suivi des séances de neurofeedback ont pu réduire leur posologie au moins de moitié* tout en conservant les bénéfices de leur traitement. Et environ 40% ont pu cesser de prendre leurs médicaments*."

- Jack Woodward, Psychiatre : "En 38 ans de pratique, je n'ai jamais vu aucun traitement qui parvienne à produire les résultats obtenus par le neurofeedback... J'ai vu des résultats atteints en quelques jours ou quelques semaines qui prenaient auparavant des mois ou des années en utilisant les meilleures techniques disponibles."

- Jonathan Walker, Neurologue : "Le neurofeedback améliore l'épilepsie, la dépression, le manque de confiance en soi ou les blessures à la tête congénitales et la 'folie' qui les accompagne souvent... Les patients rapportent qu'ils dorment mieux et se sentent mieux, ils n'ont plus de crises, ils se contrôlent mieux et ils sont plus performants. C'est efficace pour les blessures à la tête. C'est efficace pour les maladies neurologiques chroniques sans blessure mais avec disfonctionnement cérébral. Nous avons eu de bons résultats avec la sclérose multiple, l'encéphalopathie toxique (un empoisonnement chimique dégradant le fonctionnement neurologique par exemple), avec les douleurs chroniques, les migraines et la fibromyalgie."

- Steve Ebright, Neuropsychologue : "Mon expérience habituelle est que quel que soit le traitement psycho actif, on peut s'attendre à ce que le client puisse réduire la posologie d'au moins 50%* tout en en retirant un meilleur effet et plus de bien être. Si le neurofeedback est pratiqué suffisamment longtemps et au moins deux fois par semaine, il arrive souvent que les clients n'aient plus besoin de leur traitement*."

- Katie Campbell Daley, Docteur à l'hôpital pour enfants de Boston et à l'Ecole Médicale de Harvard : "Dans l'ensemble, les résultats [de la recherche pour le traitement d'enfants atteints du trouble du déficit de l'attention et hyperactivité - TDA/H] préconisent l'utilisation de traitements multimodaux comprenant des médicaments, une assistance psychologique des parents/de l'école, et le neurofeedback pour le contrôle à long terme du TDA/H. Le neurofeedback en particulier fournit un effet durable même en l'absence de traitement médicamenteux stimulant... Les parents intéressés par un traitement qui ne soit ni médicamenteux ni psychologique peuvent poursuivre l'utilisation de thérapies complémentaires et alternatives. La thérapie la plus prometteuse selon les essais cliniques récents se révèle être celle du neurofeedback."

- Les rédacteurs de la revue Child and Adolescent Psychiatric Clinics of North America : "Le neurofeedback répond aux critères de l'Académie Américaine de Psychiatrie des Enfants et des Adolescents comme recommandation clinique pour le traitement du trouble du déficit de l'attention et hyperactivité (TDA/H), de l'épilepsie, de l'anxiété (Trouble Obsessionnel Compulsif - TOC, Syndrome de Stress Post-Traumatique, phobies), de la dépression, des difficultés de lecture, et de la dépendance à l'alcool ou aux drogues. Cela suggère que le neurofeedback devrait toujours être envisagé par les cliniciens comme méthode d'intervention pour ces troubles."

- Barry Belt, Psychologue : "Ces dernières années, de nombreux professionnels de la médecine ont écrit des livres rapportant les bénéfices du biofeedback face à différents troubles. En outre, de nombreux psychiatres et neurologues ont intégré le neurofeedback dans leur pratique. Malgré cela, les médecins et les professionnels de la santé encouragent rarement à poursuivre des séances de neurofeedback. Leur scepticisme provient de leur manque d'information, d'expérience et d'expertise en neurofeedback, plutôt que d'un problème d'efficacité de celui-ci."

- Frank H. Duffy, Neurologue, Professeur à l'Ecole de Médecine de Harvard,

Directeur du département d'imagerie cérébrale de l'hôpital pour enfants de Boston : "La littérature scientifique [...] suggère que le neurofeedback devrait jouer un rôle majeur dans de nombreux domaines difficiles. A mon avis, si n'importe quel médicament avait fait la preuve d'une efficacité aussi étendue, il serait universellement accepté et largement utilisé... C'est un domaine à prendre au sérieux par tous."

- Lilian Marcus, Docteur : "Puisque pratiquement tout le monde à la capacité d'apprendre, la plupart des gens bénéficient du neurofeedback à leur mesure. La plupart des études montrent que 70 à 80 % des patients font d'énormes progrès. Lors de ces études, tous sont traités de la même façon. Du fait que les difficultés cérébrales de chacun sont différentes, nous avons un avantage en situation clinique car nous pouvons adapter le traitement aux besoins de la personne. Cela assure habituellement un meilleur taux de réussite."

- Eran Zaidel, Professeur de neuroscience comportementale et cognitive

à l'Institut de Recherche sur le Cerveau de l'Université de Los Angeles : "Nous avons réalisé des études décisives indiquant en fin de compte que le neurofeedback fonctionne de façon importante. Le neurofeedback est encore considéré comme une médecine alternative, mais certaines personnes refusent totalement la médecine conventionnelle. Un très grand nombre de gens a vraiment hâte d'utiliser cette méthode."


* Toujours en accord avec le médecin traitant.



Remarque sémantique : les professions médicales ci-dessus qui pratiquent le neurofeedback parlent de traitement et de patient bien que le neurofeedback ne soit pas en soi un traitement médical. Lorsque le praticien de neurofeedback n'est pas médecin, il utilise habituellement les termes d'exercice ou d'entraînement et de client.


ENTRAINEMENT DE HAUT NIVEAU ET NEUROFEEDBACK

- Richard Faulds, médaille d'Or aux jeux olympiques de Sydney (2000) : "Le neurofeedback est l'avenir des sports de compétition. Cela ma aidé à me concentrer et à rester détendu malgré la pression."

- Dominic O'Brien, World Memory Champion : "Je pense que toutes les compétitions nécessitent de la concentration. Des échecs aux compétitions de mémorisation et du golf au ball-trap, les champions de demain devront aiguiser leur esprit par le neurofeedback. Le sportif qui ignore cette technologie révolutionnaire sera dépassé."

- D.T. Max, Journaliste à Men's Vogue : "Plusieurs athlètes ne jurent que par [le neurofeedback] et disent que cela améliore leur performance. Parmi eux, la championne de tennis Mary Pierce et le skieur médaille d'or olympique Hermann Maier, sans parler des divers joueurs de l'équipe de football italienne vainqueur de la coupe du monde 2006. Le but du neurofeedback qui devient de plus en plus populaire pour les professionnels comme pour les amateurs est d'entraîner le cerveau de telle sorte qu'un athlète puisse rester concentré en compétition. [...] sur tout le territoire américain, des athlètes ont discrètement entraîné leur cerveau [par le neurofeedback]. Presque aucun n'en parlera. J'ai demandé pourquoi au principal fabricant d'équipements. «Ils ne veulent pas que leurs concurrents sachent qu'ils le font» m'a répondu Larry Klein, le cofondateur de Thought Technology à Montréal. «Car ils s'y mettraient aussi et annuleraient leur avantage»."

Découvrez vite le neurofeedback http://www.adnf.org/ et commencez à faire des séances.

Source de l'article : http://www.freemag.fr/?expert=Emmanuel_Renauld-dehlinger

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