Pour accéder à toutes les fonctionnalités de ce site, vous devez activer JavaScript. Voici les instructions pour activer JavaScript dans votre navigateur Web.

Prévention du risque infectieux dans les prisons françaises - Medecine / Foxoo
Local-events / Vos évènements relayés sur Twitter GUIDE   SUIVRE
Ma ville   Mes évènements   Annoncer un évènement
Source : #20554 Publié le 08/11/11 | Vues : 162

Prévention du risque infectieux dans les prisons françaises / Medecine


Prévention du risque infectieux dans les prisons françaises. L'inventaire ANRS-PRI2DE, 2009 est une étude réalisée par Laurent Michel, Marie Jauffret-Roustide, Jérôme Blanche, Olivier Maguet, Christine Calderon, Julien Cohen, Charlotte Taïeb, Patrizia Carrieri et le groupe de travail ANRS PRI²DE, publiée dans le BEH n°39, en octobre 2011.

La prison constitue un environnement à très haut risque pour la transmission des maladies infectieuses et une préoccupation majeure de santé publique. Les particularités de la population pénale (forte prévalence des conduites addictives, des troubles psychiatriques et des affections virales, importance de la précarité sociale) et les conditions de détention (surpopulation, promiscuité, hygiène réduite) en sont en grande partie responsables. Les prévalences du VIH et du VHC y sont nettement plus élevées qu'en population générale et l'existence de cas incidents est régulièrement mise en évidence dans la littérature internationale.

Le fait d'avoir séjourné en prison est associé, en France, à un risque accru de séropositivité pour le VHC et le VHB. Au plan national, les mesures de prévention vis-à-vis des affections virales, en particulier du VIH, sont précisées dans une circulaire conjointe des ministères de la Santé et de la Justice datant du 5 décembre 1996 et dans le guide méthodologique relatif à la prise en charge sanitaire des personnes détenues, réactualisé en 2004.

Les principales mesures de prévention préconisées sont la mise à disposition des traitements de substitution aux opiacés (buprénorphine haut dosage (BHD) et méthadone) et de préservatifs avec lubrifiants, ainsi que la distribution toutes les deux semaines aux détenus d'eau de Javel à 12° chlorométrique (devant permettre la stérilisation du matériel d'injection) par l'administration pénitentiaire. Ces mesures ne permettent cependant pas de garantir l'équité d'accès aux mesures de prévention avec le milieu libre, préconisées par l'Organisation mondiale de la santé depuis 1993. L'objectif de ce travail était d'évaluer l'observance, dans les prisons françaises, des mesures de prévention des risques infectieux recommandées et, ainsi, d'estimer indirectement l'importance du risque infectieux dans ces établissements.

Téléchargez le dossier complet sur le Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 39, octobre 2011

En savoir plus
Partager :
Facebook