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Questions d’éthique relatives au prélèvement et au don d’organes à des fins de transplantation - Medecine / Foxoo
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Source : #16264 Publié le 18/06/11 | Vues : 65

Questions d’éthique relatives au prélèvement et au don d’organes à des fins de transplantation / Medecine


Le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé a rendu public l'avis n°115 : "Questions d'éthique relatives au prélèvement et au don d'organes à des fins de transplantation". La question du prélèvement d'organes à des fins de greffe - on parle communément de don d'organe - peut être abordée de plusieurs points de vue dont certains sont peu conciliables. On parle ainsi de « promotion » du don d'organe sur fond d'une « pénurie »- vocabulaire utilisé pour des biens de consommation - tout en écartant cependant la marchandisation des organes. L'article 16 du code civil assure la primauté de la personne et la non patrimonialité du corps humain. Par voie de conséquence, le corps ne saurait faire l'objet d'aucun trafic marchand.

Certes l'ensemble de la société est fondamentalement attaché aux principes du don d'organe et de la non patrimonialité du corps. Mais en même temps, on ne saurait ignorer que le simple appel à la solidarité et à l'altruisme ne suffit pas pour permettre à toutes les personnes en attente de greffe d'en recevoir une : de très nombreuses personnes restent des mois, voire des années, dans un état de santé précaire, et certaines décèdent faute d'avoir été greffées.

Pour remédier à cette situation de détresse, mais aussi pour optimiser l'organisation du prélèvement et de la greffe, le législateur a mis en place un cadre juridique qui soulève des problèmes éthiques toujours ouverts, comme ceux qui sont liés à la circulation de l'information sur les situations du donneur et du receveur, ou aux préventions et aux réticences des proches, mais aussi du personnel de santé.

Certes, le prélèvement et la transplantation des organes supposent une organisation complexe : de la coordination des équipes hospitalières au transfert des greffons en passant par l'accueil des donneurs et des receveurs. Sans oublier tous les acteurs en amont (secours d'urgence, Pompiers, SAMU comme instances mobiles d'hôpital), sans lesquels la croissance du nombre de greffes n'aurait pas connu les succès de ces trente dernières années. Cette organisation, toujours perfectible, engage des responsabilités et se trouve facilitée ou entravée par les représentations socioculturelles du corps et de la mort.

Téléchargez le n°115 du CCNE : Questions d'éthique relatives au prélèvement et au don d'organes à des fins de transplantation

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