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Test PSA inutile ? Certainement pas pour 98% des hommes - Medecine / Foxoo
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Source : #22974 Publié le 05/04/12 | Vues : 240

Test PSA inutile ? Certainement pas pour 98% des hommes / Medecine


Dans un rapport publié le 4 avril, la HAS (Haute Autorité de Santé) confirme sa position : elle juge le recours systématique à un test PSA dans la détection d'un risque de cancer de la prostate chez les hommes de plus de 50 ans "inutile" - essentiellement parce qu'en cas de résultat positif ( un taux de plus de 4 nano grammes par ml de sang ), un risque de cancer de la prostate est loin d'être établi et que, s'il devait effectivement y avoir cancer, ce cancer est généralement peu agressif. Pire, le corps médical et surtout les urologues auraient tendance à sur-diagnostiquer et à surmédicaliser. Dont acte.



Ce que le rapport ne reconnait pas ( peut être, parce que cela ne rentre pas dans le rôle de la HAS ), c'est que tous les hommes de plus de 50 ans (environ 7 millions en France), très préoccupés, souhaitent, au moins une fois, être rassurés (le cancer de la prostate étant, avec 70 000 cas nouveaux par an, le cancer le plus répandu chez l'homme) ; que pour cela, il suffit de procéder chez le médecin traitant une seule fois à un test PSA ou, encore plus facile, d'acheter un auto-test PSA ( non remboursé, donc indolore pour le budget de la Sécurité Sociale) en pharmacie; qu'une détection précoce de problèmes prostatiques est, et de loin, la meilleure arme pour réduire le nombre de cancers; et, surtout, que plus de 95% des hommes, testés "négatifs ", pourront alors dormir tranquille, un renouvèlement du test n'étant même pas nécessaire avant longtemps....

Et pour les "positifs"? Il suffit d'informer, comme le conclut justement la HAS, les hommes concernés sur le côté peu agressif du cancer de la prostate, sur les risques d'une surmédicalisation éventuelle, encore que chaque médecin face à un patient unique, sera le seul juge de la suite à donner...

Enfin le fait de s'intéresser d'une manière générale aux problèmes prostatiques après 50 ans conduira beaucoup d'hommes à commencer la prévention par une alimentation plus adaptée, des compléments alimentaires, par exemple riches en licopène, et des traitements légers.

Reste à espérer que l'organisme de contrôle sanitaire, l'AFSSAPS, n'utilisera pas le rapport de la HAS, pour préconiser le non-remboursement des test PSA, voire l'interdiction des autotests, achetables en pharmacie et disponibles chez tous nos voisins européens, en France.




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